vendredi 29 avril 2011

Gaz de schiste : Rapport du CGIET et du CGEDD sur les hydrocarbures de roche mère

A la demande des Ministres en charge de l'écologie et de l'énergie - Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson - plusieurs représentants du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) ont remis leur rapport d'étape consacré aux "Hydrocarbures de roche mère en France".
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mardi 26 avril 2011

Un épouvantable rapport d’étape (sur les gaz de schistes)

 Courage et confiance, la lecture qui suit n’est jamais qu’un mauvais moment à passer. Si je la crois nécessaire, c’est que je vois à quel point nous sommes tous malades. À quel point il est facile de manipuler, de tricoter un bonnet de nuit avant que de nous pousser au lit. L’affaire, cette si grave affaire des gaz et huiles de schistes ne fait vraiment que commencer. La première manche ayant été gagnée par la belle armée des refusants, voici déjà la seconde, qui ne sera probablement que la deuxième. À ce stade, impossible de prévoir le nombre de batailles, mais elles seront nombreuses.
Pour l’heure, un rapport officiel. Le premier d’une longue série.
La suite est ici

lundi 25 avril 2011

Pétition de soutien à Josh Fox, classé terroriste aux USA

Metteur en scène de théâtre et réalisateur de fiction, Josh Fox n’avait rien d’autre que sa caméra qui le prédestinait au documentaire. D’une simple lettre d’une compagnie gazière reçue dans sa maison familiale de Pennsylvanie, havre de paix au bord de la rivière Delaware, il s’est immergé tout entier dans le cauchemar des gaz de schistes pendant un an et demi afin de comprendre ce qui arrivait à son pays. Avec un ami monteur, il a produit Gasland, documentaire politique, écologique et expressionniste sur une Amérique prête à sacrifier air pur, eau douce et santé humaine pour quelques mètres cubes de gaz de plus !!!

Suite de l'article ici         La pétition de soutien à Josh FOX

samedi 23 avril 2011

Le gaz de schiste, les dangers de son exploitation

La ministre de l'écologie, du développement durable des transports et du logement et le ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique ont, par lettre du 4 février 2011 chargé le vice-président du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies et le vice-président du Conseil général de l'environnement et du développement durable de diligenter une mission portant sur les hydrocarbures de roche-mère.

La mission a pour objectif d’étudier :

- le potentiel de développement des hydrocarbures de roche-mère ainsi que les opportunités économiques et les enjeux géopolitiques associés

- les techniques d’exploitation : leur efficacité, leur maîtrise par l’industrie française, leurs impacts, leur coût et leurs perspectives d’évolution ;

- les enjeux sociétaux et environnementaux pouvant avoir une incidence sur le développement d’une exploitation des hydrocarbures de roche-mère en France ;

- le cadre légal, fiscal et réglementaire applicable, ainsi que l’organisation et les moyens de l’administration en charge du dossier.

Contrairement aux gaz conventionnels, qui sont stockés dans une poche poreuse et perméable, les gisements d’hydrocarbures non conventionnels ne disposent pas de cette double caractéristique :

- Les hydrocarbures de roche-mère sont dispersés (absence d’accumulation) au sein d’une formation de roche non poreuse (en général un « shale » ou schiste argileux) qu’il faut fissurer pour extraire les huiles ou le gaz qui s’y trouvent ;

- Les gaz de réservoir compact (tight gas) sont accumulés dans une roche devenue non poreuse et imperméable qu’il faut également fissurer pour extraire le gaz ;

- Le gaz de houille1 (coalbed methane), le grisou, est dispersé et piégé dans les gisements de charbon. Son extraction exige également des opérations de fissuration.

Le Toarcien, avec à la base les schistes-cartons, subit des variations d'épaisseur très forte d'un endroit à l'autre (de quelques mètres à 150 m). Certains secteurs ont été fortement plissés et faillés à l'ère tertiaire ; en particulier, les trois permis accordés recouvrent sur une partie de leur superficie la bordure sud-est des Cévennes, une zone de failles très importantes d'orientation générale SW-NE.

Compte tenu du relief et de la tectonique, le Toarcien affleure en certains points tels que la bordure des Causses alors qu'en Ardèche, cet étage est rencontré en sondage à plus de 600 m de profondeur (45 m d'épaisseur) près d'Aubenas, à 1900 m près de Villeneuve-de-Berg (60 m d'épaisseur) et à plus de 3000 m (100 m d'épaisseur) près de la vallée du Rhône.

Ces quelques éléments de description géologique montrent que, même si la même couche liasique apparaît comme un réservoir potentiel dans les deux bassins, ceux-ci sont très différents en termes de profondeur, de géologie et d'hydrogéologie.

Qualitativement, le schiste « carton » du Toarcien semble prometteur. Il dispose, selon les opérateurs consultés par la mission, de caractéristiques analogues à celles des meilleurs gisements exploités aux Etats-Unis. Certains grands opérateurs mondiaux (Total et GDF-Suez) et les spécialistes du gaz de roche-mère se proposent d’investir massivement en France.

Quantitativement, la mission ne dispose que des résultats des études de l’AIE qui estime à 5 Tm3 les réserves françaises techniquement récupérables de gaz de roche-mère (soit 90 ans de notre consommation actuelle). Par ailleurs, sur la base de données confidentielles recueillies auprès des titulaires de permis exclusifs de recherches, qui n’ont pas été validées par des tests d’exploration et qui n’ont pas été contrôlées par la mission, il apparaît que le taux unitaire de gaz récupérable8 dans les trois permis de recherches accordés serait de l’ordre de 100 Mm3 par km2.

Les techniques de forage

Les techniques utilisées, et détaillées ci-après, pour rechercher, puis extraire l’huile et le gaz de roche-mère, diffèrent de celles employées pour l’exploitation des gisements conventionnels sur quatre points principaux, ces différences résultant des contextes géologiques différents :

- en l’absence d’accumulation d’hydrocarbure, il est nécessaire d’utiliser de nombreux puits pour accéder à un gisement vaste mais peu concentré. L’extraction des hydrocarbures de roche-mère exige une occupation (au moins temporaire) des sols importante ;

- toujours en raison de la faible concentration en hydrocarbure des gisements, l’extraction nécessite le forage de nombreux drains horizontaux au sein de la roche-mère : les tubes de production sont ainsi au contact du plus grand volume possible du gisement ;

- la roche-mère étant très peu perméable, il faut créer ou rétablir dans la roche-mère autour du drain horizontal des fissures ou fractures pour canaliser et en extraire les hydrocarbures. On a recours à une opération de fracturation hydraulique ;

- les opérations techniques étant plus nombreuses et plus complexes que pour l’exploitation d’un gisement traditionnel, les opérateurs gaziers ou pétroliers font appel, en sous traitance, à un plus grand nombre de sociétés de services.

La phase d'exploration comprend en général :

- le travail sur les données existantes : études géologiques diverses, sondages, géophysique, etc. Les données géophysiques acquises dans le passé peuvent être re-traitées, les outils informatiques de dépouillement ayant progressé ces dernières années et les objectifs actuels pouvant différer de ceux de la campagne initiale ;

- un éventuel travail géologique classique de terrain, sur certains secteurs mal connus ;

- des investigations de sismique-réflexion (camions-vibreurs comme source sismique) ;

- des forages profonds avec carottage des couches intéressantes (pour analyses et essais de laboratoire) et logs de diagraphies diverses (résistivité, acoustique, température, etc.).

S'agissant des hydrocarbures de roche-mère, si l'on veut conclure sur l'exploitabilité et la rentabilité économique d'un gisement, il est indispensable de réaliser en outre quelques essais de fracturation hydraulique, en forage vertical le plus souvent, assortis de prises de données complètes (notamment pression-débit des fluides et micro-sismicité).

La phase de forage est réalisée soit par des tubes et des cuvelages soit par des puits avec drains multiples.

L’objectif de la fracturation hydraulique est simple : fissurer la roche-mère non poreuse pour permettre la libération et l’extraction des molécules d’hydrocarbure qui s’y trouvent emprisonnées.

A la lumière de ses auditions, force est à la mission de constater que, au-delà des principes, les détails des techniques de fracturation utilisées par les grandes sociétés de service susceptibles d’intervenir en France sont mal connus de nos organismes techniques et même, ce qui est plus surprenant, des opérateurs pétroliers disposant de titres de recherches d’hydrocarbures de roche-mère dans notre pays et qui font appel à leurs services.

Le fluide de fracturation : pressions, volumes d’eau injectés

Le fluide de fracturation est constitué essentiellement d’eau. Selon l’IFPEN, la quantité d’eau nécessaire au forage et à la fracturation d’un puits de gaz de roche-mère serait comprise entre 10 000 et 20 000 m³ (soit à peu près la consommation mensuelle d'une ville de 2000 habitants).

Les produits additifs : 700 produits utilisés aux Etats-Unis.

Parmi toutes les substances chimiques, non spécifiées dans le rapport remis à NKM, les parlementaires américains ont mis en évidence la présence de 29 substances connues aux Etats-Unis pour être des cancérigènes probables ou suspectés ou des polluants dangereux de l’air ou de l’eau règlementés selon le Safe Drinking Water Act. Citons parmi ces substances les dangereux benzéne, toluéne, xyléne, ethylbenzéne (les BTEX), formaldéhyde…ou même du Gaz oil ! Les quantités sont considérables : plus de 38 millions de litres de produits contenant au moins un cancérigène, plus de 43 millions de litres de BTEX en 5 ans ! Ces substances étaient présentes dans environ 650 produits chimiques différents.

D’autres molécules dangereuses repérées. Comme le 2-butoxyethanol, un surfactant entrant dans la composition de très nombreux produits de fracturation (126) et pouvant provoquer la destruction des globules rouges ou des dommages au foie ou à la moelle osseuse. Les compagnies américaines ont pourtant utilisé plus de 82 millions de litres de produits contenant cette substance entre 2005 et 2009. C’était même l’ingrédient de fracturation le plus utilisé au Texas pendant cette période !

Ce rapport orienté indique, notamment :

- l’occupation au sol : un chantier encombrant, mais transitoire

- peu de choses visibles en surface durant la phase de production

- Impact sur la santé des populations et sur l’environnement

La mission s’est rendue dans les départements de l’Ardèche, de l’Hérault et de Seine-et-Marne pour recueillir les avis et les analyses des élus locaux, des organisations de protection de l’environnement et des associations qui se sont mobilisés autour des projets d’exploration des ressources en hydrocarbures de roche-mère. Ces entretiens ont notamment mis en lumière les craintes que suscitent la recherche et l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère en matière d’impact sur la santé des populations riveraines et sur l’environnement.

Risque de contamination des eaux

Concernant les substances présentes dans la roche mère, les schistes riches en matière organique sont connus pour contenir des sulfures biogéniques, lesquels ont la particularité de piéger de nombreux métaux (Pb, Cu, Zn, Co,Ni, Cd, Hg, U, etc.). Selon les experts de l'INERIS, on peut donc craindre une mobilisation de certains éléments par le fluide de fracturation et leur transfert vers la surface via les remontées de ce fluide. Tout dépend de la concentration initiale dans la roche-mère, très mal connue aujourd'hui, de la quantité d'eau récupérée en surface et des additifs chimiques utilisés. Les quantités de métaux lourds ainsi remontées seraient évidemment faibles mais peuvent imposer des traitements des eaux avant rejet.

Après lecture de ce pré-rapport, l' OMESC s’oppose à l’extraction par fracturation des huiles et gaz de schiste.

En effet, il existe peu d’experts en France compétents dans ce domaine et les services de la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (DREAL), déjà à effectifs réduits pour surveiller les ICPE classiques et les SEVESO ne pourront, à moins d’être décuplés, surveiller ces installations qui, d’ailleurs, ne sont pas des ICPE !

Dans un site tel que les Causses, qui englobe le Parc National des Cévennes il est inconcevable d’ériger des puits de forage et de transformer les sous-sols en gruyère !

Dans cette région touristique préservée, il n’est pas souhaitable, d’installer des industries polluantes,  très gourmandes en eau et énergie et utilisatrices de nombreux produits toxiques déjà décrits.

Jean-Pierre Galtier - OMESC

Ce n'est pas à nous de payer en cas d'abandon des gaz de schiste

Il est inconcevable que le contribuable français ait à payer pour l'abandon des permis d'exploration de gaz de schiste.

Dans les atermoiements gouvernementaux, il semble qu'au regard des permis d'exploration de gaz de schiste déjà délivrés, il existe une explication liée aux indemnités qui seraient réclamées par les heureux propriétaires des permis, en cas de retrait.

vendredi 22 avril 2011

Mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste

Ce jeudi 21 avril 2011, la mission chargée d’éclairer le gouvernement sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huiles de schiste) a remis son rapport d’étape.
Rapport et Synthèse par Rue 89

dimanche 17 avril 2011

Des milliers de manifestants disent "non merci" au gaz de schiste

Les rassemblements se sont multipliés un peu partout en France samedi 16 avril pour demander au gouvernement de renoncer définitivement au gaz de schiste. Les annonces de François Fillon, qui propose d'annuler tous les permis de forage accordés et de "tout remettre à plat" n'auront pas suffit à calmer la colère des anti-schistes. Reportage

samedi 16 avril 2011

Gaz de schiste "No Désarmaran"

Les opposants aux gaz de schiste se sont rassemblés aujourd'hui dans plusieurs villes au second jour d'un long week-end de mobilisation, refusant de se contenter des récentes annonces du gouvernement et promettant de ne désarmer qu'avec un renoncement ferme et définitif à ces hydrocarbures => La suite
En fait, il y a erreur, et vous l'aurez facilement identifié, à Rousson, ce n'est pas 2 à 300 que nous étions, il manque un zéro, vous l'aurez compris, c'est 2 à 3000 personnes qui sont venu déclarer leur refus à la prospection et l'exploitation des gaz de schiste.

"En région parisienne, on passe à côté de 60 à 100 milliards de barils de pétrole"

Chez Toreador, firme américaine chargée des travaux de prospection du pétrole de schiste en Seine-et-Marne, on évite soigneusement toute réaction officielle au gel des prospections. Mais, officieusement, les langues se délient pour dénoncer le gel des prospections, jugé absurde. « On a affaire à un mouvement irraisonné de peur, on assiste à une levée de boucliers avant même que l'on sache si il y a quelque chose à extraire dans les sous-sols. Il aurait été préférable que le gouvernement décide d'un moratoire sur la technique de fracturation hydraulique qui est tant contestée. Nous n'avions pas l'intention d'utiliser cette méthode avant 2013 et, d'ici là, les techniques auront évolué. D'ailleurs, nous sommes prêts à publier la liste des adjuvants chimiques employés pour fracturer la roche, pour prouver que ce ne sont pas des produits qui endommageraient irrémédiablement l'environnement. Quant à l'argument de dire que les puits défigurent les paysages, il faut rappeler que l'agriculture intensive s'en est chargée avant nous, et que les puits ne s'élèvent qu'à 1,20 m de hauteur. »
Tout l'article

mercredi 6 avril 2011

" Avène-Bouquet " - Rejoignez le collectif

Si vous aussi pensez que la prospection et l'exploitation des gaz de schiste est une véritable menace pour notre environnement, pour nos ressources en eau et pour la santé des citoyens, alors, nous vous invitons à nous rejoindre.

L'adhésion est totalement libre, il suffit simplement de vous engager à consulter régulièrement les informations sur ces hydrocarbures profonds et de diffuser par les moyens à votre convenance les menaces que présente cette méthode d'exploitation "la fracturation hydraulique" associée à l'injection dans le sous-sol de centaines de produits chimiques particulièrement agressifs et dangereux.

Afin de vous tenir informés des évènements, nous avons juste besoin de votre nom, prénom, adresse, téléphone et adresse internet. Ces éléments resteront au sein du collectif et ne seront jamais diffusés.


Faites connaître notre blog : STOPGDS Avène-Bouquet => Le blog
Son adresse Internet  : clic
Téléphone : 06 69 27 23 18 uniquement pour URGENCE


mardi 5 avril 2011

Coordonnées téléphoniques Urgence Veille collectif Cigalois

06 26 94 01 48 - 06 75 72 09 91 - 06 08 32 41 11
Si possible prendre une photo, donner ses coordonnées (nom, prénom, téléphone), et donner des indications précises du lieu (N° de route, direction empruntée par le véhicule signalé, les villes les plus proches, et toute indication supplémentaire possible) et appeler ou envoyer un SMS au téléphone du Gaz de Schiste : 06 26 94 01 48. Normalement il y a toujours qqun qui veille...Si vous n'avez pas de réponse, essayez le 06 75 72 09 91. Et enfin, si toujours personne ne vous a répondu appelez le 06 08 32 41 11. SI personne ne vous répond, c'est que vous avez pas d'bol!! Vraiment!! :-)        Si possible suivre le véhicule jusqu'à ce qu'un relais soit pris.

samedi 2 avril 2011

Remerciements aux contributeurs

  • Un grand merci à la municipalité de MEJANNES LES ALES et à son maire qui nous a aimablement mis à disposition sa salle communale et permis d'informer les populations.
  •  à Robert Pautonnier de Tornac pour avoir mis à notre disposition son matériel et ses compétences à la sonorisation de la réunion publique.
  • au Président de la 2C2A de nous avoir aimablement prêté son projecteur vidéo qui a permis la projection du film GASLAND
  • à notre imprimeur préféré qui nous a permis d'illustrer la salle avec les permis d'exploitation des gaz de schiste.
  • à Françoise Leinhard et Michel Wienin qui ont animé la soirée
  • aux membres du collectif qui ont largement participé au succès de cette réunion publique
  • aux nouveaux membres qui nous ont rejoint jeudi soir
  • à Pascale pour son reportage qui devrait être diffusé sur France Inter dans une prochaine émission de la "Tête au carré"
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