mardi 28 juin 2011

===>> CALENDRIER collectif Avène-Bouquet et autres

COLLECTIF  AVENE - BOUQUET - Calendrier
 

14 mai à partir de 9h à ST JEAN DE BRUEL (12), est ce que les deux personnes qui s'étaient présentées, tiennent toujours à s'y rendre ? est ce que quelqu'un d'autre souhaite y aller, co-voiturage à organiser. Dites le moi, je vous mettrai en relation.

18 mai à 18h00 - au même endroit ... , réunion du collectif Avène-Bouquet, merci de votre réponse pour participation ou pas, apéro et plus si vous le désirez, exprimez vous pour constituer l'ordre du jour.

AUTRES DATES IMPORTANTES - Calendrier


18 mai à 20h - Réunion publique ALES organisée par le collectif d'Alès salle du Capitole (face à la mairie d' ALES). Diapo + film de radio Canada "Découverte"

26 mai à partir de 18h, la prochaine date de la coordination 30 aura lieu vraisemblablement à la mairie de Brouzet les Alès.

09 juillet, soirée festive organisée par le collectif Grand-Combien (au bord du lac des Cambous !!) plus d'infos dans une prochaine édition.

lundi 27 juin 2011

Gaz de Schiste : Liens internet

Carte de France des collectifs 

COLLECTIFS CONTRE LES GAZ DE SCHISTE

Collectif PIEMONT CEVENOL
Collectif ARDECHE

Collectif HERAULT
Collectif Auzonnet Cèze et Ganière
 
Collectif Causses & Vallées

1 - Conférence du 02/04 à ALES sur le gaz de schiste en Languedoc par Michelvidéo SERRANE (Géologue)
Michel Séranne et Séverin Pistre répondent aux questions géologiques, hydrologiques et environnementales sur l’exploitation des gaz de schistes dans le sud de la France.

2 - Diaporama projeté durant la conférence


vendredi 13 mai 2011

Ce que la loi sur les gaz et huiles de schiste n’interdit pas...

Adoptée le 11 mai, la loi semble barrer la route à un exploitation destructrice des hydrocarbures de schiste... mais laisse la porte ouverte à de nombreuses autres possibilités.

La loi sur les gaz et huiles de schiste avait d’abord vocation à « abroger les permis » de gaz et huiles non conventionnels accordés en France. Finalement, elle ne fera qu’interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures par la fracturation hydraulique. « Que ça », c’est déjà pas mal, estimeront certains : les débats à l’Assemblée nationale qui ont traîné jusqu’à une heure du matin passé mardi 10 mai ont accouché d’un compromis se concentrant sur la « fracturation hydraulique ». Or, c’est bien là que le bât blesse : la seule garantie de préservation de l’eau et de l’environnement tient dans ce mot. Au delà, les industriels retrouvent toute liberté.

La loi n’interdit pas les permis d’exploration ou d’exploitation des gaz et huiles de schiste…

… il se focalise uniquement sur ceux impliquant « des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche ». Autrement dit: jusqu’au forage, tout est permis. Et au delà, ce n’est que la fracturation hydraulique qui est interdite.

La loi n’interdit pas l’usage de techniques consistant à injecter de l’eau sous pression chargée de produits chimiques…

… elle ne rend illégale que « la fracturation hydraulique ». Pour reprendre la formule d’Yves Cochet, il suffit de renommer la méthode « Kärcher sous-terrain » et les industriels peuvent reprendre tranquillement leur exploitation! Comme nous l’avions relevé dans notre décryptage, un amendement du groupe SRC proposait pourtant d’interdire également « toute autre technique nécessitant d’injecter dans la roche-mère des adjuvants chimiques ou une quantité d’eau importante ». Mais c’est le camp de « l’innovation » technologique qui a remporté la manche, suivant l’idée selon laquelle le législateur doit laisser aux exploitants la liberté de développer d’autres méthodes.

La loi n’interdit pas l’exploitation d’hydrocarbures offshores…

… le terme « non conventionnels » ayant disparu, les explorations et exploitations prévues au large de la Côte d’Azur ou de la Guyane restent parfaitement légales.

La loi n’interdit pas l’exploitation des schistes bitumineux…

… tombant également sous le terme « non conventionnel », les schistes bitumineux ne sont ni mentionnés, ni visés par cette loi, alors même que la France pourrait comporter sur son territoire certains sites exploitables. Parmi les techniques d’extraction, on peut énumérer le « strip mining » et le « open pit mining » (constistant à trépaner des montagnes où est enfermée la ressource) ainsi que le “true in-situ process” (TIS) par lequel le pétrole non « finalisé » est chauffé en profondeur avant d’être extrait. Autant de façon d’éviter toute forme de fracturation hydraulique tout en assurant une production pétrolière extrêmement nocive pour l’environnement.

La loi n’interdit pas l’expérimentation de « nouvelles techniques »…

… elle prévoit même dans son quatrième article des expérimentations « à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public ». Autrement dit, c’est l’État lui-même qui réalisera les tests nécessaires au développement de nouvelles techniques d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

La loi ne met pas en place de contrôle des conséquences écologiques de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels…

… le rapport cité plus haut ne vise qu’à établir un suivi de « l’évolution des techniques d’exploration et d’exploitation et la connaissance du sous-sol français, européen et international en matière d’hydrocarbures liquides ou gazeux. » En clair, il s’agit avant tout de connaître l’état actuel des réserves de pétrole et de gaz, ainsi que les derniers développements techniques disponibles en la matière. Tout ça, certainement, dans la très louable intention d’assurer « la souveraineté énergétique du pays ».

En plus clair........... reculer pour mieux forer.

Hydrocarbures de schiste : pour de Margerie, pas de problème, la loi est contournable !

Christophe de Margerie a confirmé que nous n’en n’avions pas fini avec les pétroles et gaz de schiste.
Il a ainsi confirmé que la loi adoptée par les parlementaires n’avait aucune conséquence sur l’activité des pétroliers, déclarant fièrement devant l’assemblée réunie, que Total et ses partenaires travaillaient à contourner la loi :

mardi 10 mai 2011

Les communes suivantes ont pris une délibération ou un arrêté contre les GDS

Communes de notre zones ayant pris une délibération ou un arrêté municipal contre les gaz de schiste :
  •  
  • MEJANNES LES ALES
  • SEYNES
  • ST ETIENNE DE L' OLM

Vous aussi, Monsieur Le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux, par votre engagement et par votre détermination, vous pouvez peser dans les décisions gouvernementales pour mettre fin à ces projets de prospection et d'exploitation des gaz de schiste sur nos territoires auxquels nous tenons tant.

Nous nous tenons à votre disposition et pouvons vous remettre les documents type permettant de vous aider à prendre de telles décisions.

Autres communes ayant déjà délibéré 
Exemple d'arrêté
Carte des permis 

Notre adresse internet





lundi 9 mai 2011

Le PS ne votera pas le texte sur les gaz de schiste en l'état

Présenté comme un consensus, le texte sur les gaz de schiste est finalement rejeté par le PS : le groupe des députés socialistes a déclaré qu'il ne voterait pas en faveur de la proposition de loi UMP visant à interdire la fracturation hydraulique pour extraire les gaz et huiles de schiste, examinée mardi 10 mai par l'Assemblée.
La suite ici


Aujourd'hui, la banderole au sommet du Mont Blanc, demain à l'assemblée nationale.

Ce lundi 9 mai, les trois alpinistes Lionnel Bonnel, Pascal Sibué et Benoît Gardey, hissaient au sommet du mont Blanc une affiche demandant l’abrogation de l’autorisation d’exploitation des gaz et huile de schiste.

Une aventure humaine des plus enrichissantes, selon Elisabelle Bourgue.
Samedi 7 mai, jour de repos, la banderole était à Villeneuve de Berg où plus de 500 signatures sont venus s'imprimer pour cette seule journée.
Mardi matin, ce sont 4 124 signatures qui affichées devant l’Assemblée nationale en plus des 100 000 de la pétition nationale.=> Article Dauphiné

Merci Elisabelle pour cette belle initiative, merci à ceux qui ont véhiculé la banderole dans son tour de France et à ceux qui l'ont hissée là-haut, très beau symbole.

Désolé mes amis de ne pas vous avoir consulté, mais le nom de notre collectif "Avène-Bouquet" est lui aussi monté au Mont-Blanc. 

samedi 7 mai 2011

Gaz de schiste : "les députés sont en pleine reculade"

 Le texte visant à interdire l'exploitation a été modifié "sous la pression des industriels", dénoncent les écologistes.
Les écolos avaient flairé l'arnaque. Leurs craintes semblent se confirmer : malgré les promesses gouvernementales d'abroger les permis d'exploitation de gaz de schiste déjà délivrés en France, la partie est loin d'être gagnée pour les opposants à l'hydrocarbure controversé.
La suite ici


Grand rassemblement à Villeneuve de Berg en soutien aux maires Ardéchois

2.500 personnes se sont rassemblées samedi à Villeneuve-de-Berg (Ardèche) en soutien aux maires ardéchois dont les arrêtés anti-gaz de schiste ont été attaqués au tribunal administratif par l'industriel américain Schuepbach Energy, ont indiqué la préfecture et les organisateurs.

Les citoyens font bloc derrière leurs élus contre les gaz de schiste et même si nous étions moins nombreux qu'en février (10.000 manifestants, NDLR), nous restons très mobilisés et très méfiants, a expliqué par téléphone Guillaume Vermorel, initiateur du comité ardéchois contre les gaz de schiste et présent à Villeneuve.

Les opposants craignent que le gouvernement ne joue la montre jusqu'aux élections présidentielles et législatives et autorise ensuite l'exploration, a précisé M. Vermorel.

Schuepbach est titulaire de deux permis d'exploration: celui dit de Villeneuve-de-Berg et celui dit de Nant (Aveyron), tous deux couvrant plusieurs communes.

Depuis avril, cette société a introduit devant le tribunal administratif de Lyon des dizaines de recours pour excès de pouvoir contre les maires de communes ayant pris des arrêtés municipaux d'interdiction d'exploration sur leur territoire.

Une soixantaine de maires ont pris des arrêtés. Ils sont très solidaires entre eux, s'est pour sa part réjoui Hervé Ozil, porte-parole du comité des élus opposés au gaz de schiste.

Maintenant, nous allons nous constituer en association, afin de mieux nous défendre, de nous doter de moyens. On sait qu'ils (les industriels) ne lâcheront pas, parce qu'il y a de l'argent à se faire, a-t-il ajouté.

Une délégation d'élus ardéchois participera mardi à la manifestation prévue devant l'Assemblée nationale à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique.

La suite ici

Ce média parle de 2500 manifestants.... les organisateurs comme nous pensons au moins le double soit 5 à 6000 manifestants..

vendredi 6 mai 2011

France Inter, "la tête au carré" du 6 mai 2011, reportage sur les gaz des schiste, enquête de Pascale Pascariello.

Le ministre Jean-Louis Borloo a accordé en mars 2010 des permis d’exploration de gaz et huile de schiste dans le sud de la France et dans le bassin parisien à des sociétés pétrolières et gazières françaises comme Total, GDF-Suez, et américaines, Toreador et Schuepbach notamment. Ni les élus des régions concernées n’ont été avertis ni les habitants informés.
Possibilité de ré-écouter l'émission ici

En vue du 10 mai 2011, message de José Bové

Mes chers amis,

Malgré les annonces du 1er Ministre et des membres du gouvernement, malgré l'engagement unanime de la classe politique, le texte qui va être finalement soumis au vote des parlementaires mardi ne prévoit plus l'abrogation des permis d'exploration de gaz et d'huiles de schiste.

La dernière version du texte de loi est très en retrait par rapport à la proposition de loi Jacob qui prévoyait dans son article 2 l'abrogation des permis.

Le nouveau texte prévoit que l'instruction d'une procédure pouvant éventuellement conduire à l’abrogation sera confiée au seul Ministère de l'Industrie. Le lobby du Corps des Mines qui le verrouille et qui est favorable à l'exploration de ces hydrocarbures, y compris par des techniques non conventionnelles, aura ainsi les mains libres pour sa cuisine favorable aux industriels.

Face à cette reculade, il y a danger pour nos territoires et urgence pour les collectifs à se mobiliser.

Nous devons faire pression sur nos députés pour qu’ils votent l’abrogation des permis.

Nous devons leur demander en urgence des rendez-vous dans toutes les circonscriptions pour leur rappeler leurs engagements, nos revendications et notre détermination.

Plus que jamais, nous devons nous mobiliser et être nombreux devant l'Assemblée Nationale mardi pour rappeler à nos élus qu'ils sont comptables de leur vote.

Rendez-vous mardi devant l'Assemblée Nationale

Amitiés, José Bové

mercredi 4 mai 2011

Piètre comédie politique autour de l'exploration des gaz de schiste

Décider s'il faut oui ou non explorer le sous-sol français à la recherche d'huiles et de gaz de schiste donne lieu à une piètre comédie depuis un an. Ces hydrocarbures dits "non conventionnels" sont l'une des énergies du futur. En France, les réserves estimées pourraient représenter jusqu'à dix ans de consommation gazière et permettre de diminuer notre facture énergétique.... la suite


vendredi 29 avril 2011

Gaz de schiste : Rapport du CGIET et du CGEDD sur les hydrocarbures de roche mère

A la demande des Ministres en charge de l'écologie et de l'énergie - Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson - plusieurs représentants du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) ont remis leur rapport d'étape consacré aux "Hydrocarbures de roche mère en France".
La suite ici



mardi 26 avril 2011

Un épouvantable rapport d’étape (sur les gaz de schistes)

 Courage et confiance, la lecture qui suit n’est jamais qu’un mauvais moment à passer. Si je la crois nécessaire, c’est que je vois à quel point nous sommes tous malades. À quel point il est facile de manipuler, de tricoter un bonnet de nuit avant que de nous pousser au lit. L’affaire, cette si grave affaire des gaz et huiles de schistes ne fait vraiment que commencer. La première manche ayant été gagnée par la belle armée des refusants, voici déjà la seconde, qui ne sera probablement que la deuxième. À ce stade, impossible de prévoir le nombre de batailles, mais elles seront nombreuses.
Pour l’heure, un rapport officiel. Le premier d’une longue série.
La suite est ici

lundi 25 avril 2011

Pétition de soutien à Josh Fox, classé terroriste aux USA

Metteur en scène de théâtre et réalisateur de fiction, Josh Fox n’avait rien d’autre que sa caméra qui le prédestinait au documentaire. D’une simple lettre d’une compagnie gazière reçue dans sa maison familiale de Pennsylvanie, havre de paix au bord de la rivière Delaware, il s’est immergé tout entier dans le cauchemar des gaz de schistes pendant un an et demi afin de comprendre ce qui arrivait à son pays. Avec un ami monteur, il a produit Gasland, documentaire politique, écologique et expressionniste sur une Amérique prête à sacrifier air pur, eau douce et santé humaine pour quelques mètres cubes de gaz de plus !!!

Suite de l'article ici         La pétition de soutien à Josh FOX

samedi 23 avril 2011

Le gaz de schiste, les dangers de son exploitation

La ministre de l'écologie, du développement durable des transports et du logement et le ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique ont, par lettre du 4 février 2011 chargé le vice-président du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies et le vice-président du Conseil général de l'environnement et du développement durable de diligenter une mission portant sur les hydrocarbures de roche-mère.

La mission a pour objectif d’étudier :

- le potentiel de développement des hydrocarbures de roche-mère ainsi que les opportunités économiques et les enjeux géopolitiques associés

- les techniques d’exploitation : leur efficacité, leur maîtrise par l’industrie française, leurs impacts, leur coût et leurs perspectives d’évolution ;

- les enjeux sociétaux et environnementaux pouvant avoir une incidence sur le développement d’une exploitation des hydrocarbures de roche-mère en France ;

- le cadre légal, fiscal et réglementaire applicable, ainsi que l’organisation et les moyens de l’administration en charge du dossier.

Contrairement aux gaz conventionnels, qui sont stockés dans une poche poreuse et perméable, les gisements d’hydrocarbures non conventionnels ne disposent pas de cette double caractéristique :

- Les hydrocarbures de roche-mère sont dispersés (absence d’accumulation) au sein d’une formation de roche non poreuse (en général un « shale » ou schiste argileux) qu’il faut fissurer pour extraire les huiles ou le gaz qui s’y trouvent ;

- Les gaz de réservoir compact (tight gas) sont accumulés dans une roche devenue non poreuse et imperméable qu’il faut également fissurer pour extraire le gaz ;

- Le gaz de houille1 (coalbed methane), le grisou, est dispersé et piégé dans les gisements de charbon. Son extraction exige également des opérations de fissuration.

Le Toarcien, avec à la base les schistes-cartons, subit des variations d'épaisseur très forte d'un endroit à l'autre (de quelques mètres à 150 m). Certains secteurs ont été fortement plissés et faillés à l'ère tertiaire ; en particulier, les trois permis accordés recouvrent sur une partie de leur superficie la bordure sud-est des Cévennes, une zone de failles très importantes d'orientation générale SW-NE.

Compte tenu du relief et de la tectonique, le Toarcien affleure en certains points tels que la bordure des Causses alors qu'en Ardèche, cet étage est rencontré en sondage à plus de 600 m de profondeur (45 m d'épaisseur) près d'Aubenas, à 1900 m près de Villeneuve-de-Berg (60 m d'épaisseur) et à plus de 3000 m (100 m d'épaisseur) près de la vallée du Rhône.

Ces quelques éléments de description géologique montrent que, même si la même couche liasique apparaît comme un réservoir potentiel dans les deux bassins, ceux-ci sont très différents en termes de profondeur, de géologie et d'hydrogéologie.

Qualitativement, le schiste « carton » du Toarcien semble prometteur. Il dispose, selon les opérateurs consultés par la mission, de caractéristiques analogues à celles des meilleurs gisements exploités aux Etats-Unis. Certains grands opérateurs mondiaux (Total et GDF-Suez) et les spécialistes du gaz de roche-mère se proposent d’investir massivement en France.

Quantitativement, la mission ne dispose que des résultats des études de l’AIE qui estime à 5 Tm3 les réserves françaises techniquement récupérables de gaz de roche-mère (soit 90 ans de notre consommation actuelle). Par ailleurs, sur la base de données confidentielles recueillies auprès des titulaires de permis exclusifs de recherches, qui n’ont pas été validées par des tests d’exploration et qui n’ont pas été contrôlées par la mission, il apparaît que le taux unitaire de gaz récupérable8 dans les trois permis de recherches accordés serait de l’ordre de 100 Mm3 par km2.

Les techniques de forage

Les techniques utilisées, et détaillées ci-après, pour rechercher, puis extraire l’huile et le gaz de roche-mère, diffèrent de celles employées pour l’exploitation des gisements conventionnels sur quatre points principaux, ces différences résultant des contextes géologiques différents :

- en l’absence d’accumulation d’hydrocarbure, il est nécessaire d’utiliser de nombreux puits pour accéder à un gisement vaste mais peu concentré. L’extraction des hydrocarbures de roche-mère exige une occupation (au moins temporaire) des sols importante ;

- toujours en raison de la faible concentration en hydrocarbure des gisements, l’extraction nécessite le forage de nombreux drains horizontaux au sein de la roche-mère : les tubes de production sont ainsi au contact du plus grand volume possible du gisement ;

- la roche-mère étant très peu perméable, il faut créer ou rétablir dans la roche-mère autour du drain horizontal des fissures ou fractures pour canaliser et en extraire les hydrocarbures. On a recours à une opération de fracturation hydraulique ;

- les opérations techniques étant plus nombreuses et plus complexes que pour l’exploitation d’un gisement traditionnel, les opérateurs gaziers ou pétroliers font appel, en sous traitance, à un plus grand nombre de sociétés de services.

La phase d'exploration comprend en général :

- le travail sur les données existantes : études géologiques diverses, sondages, géophysique, etc. Les données géophysiques acquises dans le passé peuvent être re-traitées, les outils informatiques de dépouillement ayant progressé ces dernières années et les objectifs actuels pouvant différer de ceux de la campagne initiale ;

- un éventuel travail géologique classique de terrain, sur certains secteurs mal connus ;

- des investigations de sismique-réflexion (camions-vibreurs comme source sismique) ;

- des forages profonds avec carottage des couches intéressantes (pour analyses et essais de laboratoire) et logs de diagraphies diverses (résistivité, acoustique, température, etc.).

S'agissant des hydrocarbures de roche-mère, si l'on veut conclure sur l'exploitabilité et la rentabilité économique d'un gisement, il est indispensable de réaliser en outre quelques essais de fracturation hydraulique, en forage vertical le plus souvent, assortis de prises de données complètes (notamment pression-débit des fluides et micro-sismicité).

La phase de forage est réalisée soit par des tubes et des cuvelages soit par des puits avec drains multiples.

L’objectif de la fracturation hydraulique est simple : fissurer la roche-mère non poreuse pour permettre la libération et l’extraction des molécules d’hydrocarbure qui s’y trouvent emprisonnées.

A la lumière de ses auditions, force est à la mission de constater que, au-delà des principes, les détails des techniques de fracturation utilisées par les grandes sociétés de service susceptibles d’intervenir en France sont mal connus de nos organismes techniques et même, ce qui est plus surprenant, des opérateurs pétroliers disposant de titres de recherches d’hydrocarbures de roche-mère dans notre pays et qui font appel à leurs services.

Le fluide de fracturation : pressions, volumes d’eau injectés

Le fluide de fracturation est constitué essentiellement d’eau. Selon l’IFPEN, la quantité d’eau nécessaire au forage et à la fracturation d’un puits de gaz de roche-mère serait comprise entre 10 000 et 20 000 m³ (soit à peu près la consommation mensuelle d'une ville de 2000 habitants).

Les produits additifs : 700 produits utilisés aux Etats-Unis.

Parmi toutes les substances chimiques, non spécifiées dans le rapport remis à NKM, les parlementaires américains ont mis en évidence la présence de 29 substances connues aux Etats-Unis pour être des cancérigènes probables ou suspectés ou des polluants dangereux de l’air ou de l’eau règlementés selon le Safe Drinking Water Act. Citons parmi ces substances les dangereux benzéne, toluéne, xyléne, ethylbenzéne (les BTEX), formaldéhyde…ou même du Gaz oil ! Les quantités sont considérables : plus de 38 millions de litres de produits contenant au moins un cancérigène, plus de 43 millions de litres de BTEX en 5 ans ! Ces substances étaient présentes dans environ 650 produits chimiques différents.

D’autres molécules dangereuses repérées. Comme le 2-butoxyethanol, un surfactant entrant dans la composition de très nombreux produits de fracturation (126) et pouvant provoquer la destruction des globules rouges ou des dommages au foie ou à la moelle osseuse. Les compagnies américaines ont pourtant utilisé plus de 82 millions de litres de produits contenant cette substance entre 2005 et 2009. C’était même l’ingrédient de fracturation le plus utilisé au Texas pendant cette période !

Ce rapport orienté indique, notamment :

- l’occupation au sol : un chantier encombrant, mais transitoire

- peu de choses visibles en surface durant la phase de production

- Impact sur la santé des populations et sur l’environnement

La mission s’est rendue dans les départements de l’Ardèche, de l’Hérault et de Seine-et-Marne pour recueillir les avis et les analyses des élus locaux, des organisations de protection de l’environnement et des associations qui se sont mobilisés autour des projets d’exploration des ressources en hydrocarbures de roche-mère. Ces entretiens ont notamment mis en lumière les craintes que suscitent la recherche et l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère en matière d’impact sur la santé des populations riveraines et sur l’environnement.

Risque de contamination des eaux

Concernant les substances présentes dans la roche mère, les schistes riches en matière organique sont connus pour contenir des sulfures biogéniques, lesquels ont la particularité de piéger de nombreux métaux (Pb, Cu, Zn, Co,Ni, Cd, Hg, U, etc.). Selon les experts de l'INERIS, on peut donc craindre une mobilisation de certains éléments par le fluide de fracturation et leur transfert vers la surface via les remontées de ce fluide. Tout dépend de la concentration initiale dans la roche-mère, très mal connue aujourd'hui, de la quantité d'eau récupérée en surface et des additifs chimiques utilisés. Les quantités de métaux lourds ainsi remontées seraient évidemment faibles mais peuvent imposer des traitements des eaux avant rejet.

Après lecture de ce pré-rapport, l' OMESC s’oppose à l’extraction par fracturation des huiles et gaz de schiste.

En effet, il existe peu d’experts en France compétents dans ce domaine et les services de la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (DREAL), déjà à effectifs réduits pour surveiller les ICPE classiques et les SEVESO ne pourront, à moins d’être décuplés, surveiller ces installations qui, d’ailleurs, ne sont pas des ICPE !

Dans un site tel que les Causses, qui englobe le Parc National des Cévennes il est inconcevable d’ériger des puits de forage et de transformer les sous-sols en gruyère !

Dans cette région touristique préservée, il n’est pas souhaitable, d’installer des industries polluantes,  très gourmandes en eau et énergie et utilisatrices de nombreux produits toxiques déjà décrits.

Jean-Pierre Galtier - OMESC

Ce n'est pas à nous de payer en cas d'abandon des gaz de schiste

Il est inconcevable que le contribuable français ait à payer pour l'abandon des permis d'exploration de gaz de schiste.

Dans les atermoiements gouvernementaux, il semble qu'au regard des permis d'exploration de gaz de schiste déjà délivrés, il existe une explication liée aux indemnités qui seraient réclamées par les heureux propriétaires des permis, en cas de retrait.

vendredi 22 avril 2011

Mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste

Ce jeudi 21 avril 2011, la mission chargée d’éclairer le gouvernement sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huiles de schiste) a remis son rapport d’étape.
Rapport et Synthèse par Rue 89

dimanche 17 avril 2011

Des milliers de manifestants disent "non merci" au gaz de schiste

Les rassemblements se sont multipliés un peu partout en France samedi 16 avril pour demander au gouvernement de renoncer définitivement au gaz de schiste. Les annonces de François Fillon, qui propose d'annuler tous les permis de forage accordés et de "tout remettre à plat" n'auront pas suffit à calmer la colère des anti-schistes. Reportage

samedi 16 avril 2011

Gaz de schiste "No Désarmaran"

Les opposants aux gaz de schiste se sont rassemblés aujourd'hui dans plusieurs villes au second jour d'un long week-end de mobilisation, refusant de se contenter des récentes annonces du gouvernement et promettant de ne désarmer qu'avec un renoncement ferme et définitif à ces hydrocarbures => La suite
En fait, il y a erreur, et vous l'aurez facilement identifié, à Rousson, ce n'est pas 2 à 300 que nous étions, il manque un zéro, vous l'aurez compris, c'est 2 à 3000 personnes qui sont venu déclarer leur refus à la prospection et l'exploitation des gaz de schiste.